Depuis quelque temps, un nom intrigue, fait sourire, questionne ou même débat : Droptonweh.
Pour certains, c’est étrange. Pour d’autres, c’est trop « mboko ». Et justement, c’est peut-être là que tout commence.
Dans un environnement où beaucoup cherchent des noms lisses, internationaux ou éloignés de leur réalité culturelle, choisir un mot qui sonne comme la rue, le quotidien, les expressions qu’on entend au quartier, c’est presque un acte culturel.
Le « weh », le « mboko », ces mots qu’on utilise sans même y penser, racontent déjà quelque chose de nous. De notre langage. De notre manière de vivre, de rire, de raconter nos histoires.
Alors au fond, quand quelqu’un demande : « C’est quoi même Droptonweh ? », la vraie question devient peut-être :
Pourquoi avons-nous souvent besoin que ce qui vient d’ici ressemble à ce qui vient d’ailleurs pour lui donner de la valeur ?
Parce qu’avant d’être un nom, Droptonweh ressemble surtout à une prise de position : celle de croire que les histoires du Mboa, les œuvres du Mboa et même les mots du Mboa méritent aussi leur place dans le paysage culturel.

